Archive for the ‘Albert Samain’ Category

postheadericon A. Samain : Ton souvenir est comme un livre bien-aimé

Ton souvenir est comme un livre bien-aimé,
Qu’on lit sans cesse, et qui jamais n’est refermé,
Un livre où l’on vit mieux sa vie, et qui vous hante
D’un rêve nostalgique, où l’âme se tourmente.

postheadericon A. Samain : Pendant qu’au loin la ville immense

Pendant qu’au loin la ville immense est endormie
Et qu’il n’en reste plus qu’un murmure dans l’air,
Monotone et pareil à celui de la mer.

postheadericon A. Samain : Coeurs qui brûlent ! Cheveux en désordre

Coeurs qui brûlent ! Cheveux en désordre épandus !
Beaux seins lourds de désirs, pétris par des mains pâles !
Grands appels suppliants, et jamais entendus !

postheadericon A. Samain : Oh ! garder à jamais l’heure élue entre toutes

Oh ! garder à jamais l’heure élue entre toutes,
Pour que son souvenir, comme un parfum séché,
Quand nous serons plus tard las d’avoir trop marché,
Console notre coeur, seul, le soir, sur les routes !

postheadericon A. Samain : Mon âme est une infante en robe de parade

Mon âme est une infante en robe de parade,
Dont l’exil se reflète, éternel et royal,
Aux grands miroirs déserts d’un vieil Escurial,
Ainsi qu’une galère oubliée en la rade.

postheadericon A. Samain : Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord

Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord.
Lèvres, lit de l’amour profond comme la mort !

postheadericon A. Samain : Luxure, fruit de mort à l’arbre de vie

Luxure, fruit de mort à l’arbre de vie.

Fruit défendu qui fait claquer les dents d’envie.

postheadericon A. Samain : Et toi, soeur rêveuse et pâlie

Et toi, soeur rêveuse et pâlie,

Monte, monte, ô Mélancolie,

Lune des ciels roses défunts.

postheadericon A. Samain : Mon coeur, tremblant des lendemains

Mon coeur, tremblant des lendemains,

Est comme un oiseau dans tes mains

Qui s’effarouche et qui frissonne.

Il est si timide qu’il faut

Ne lui parler que pas trop haut

Pour que sans crainte il s’abandonne.

postheadericon A. Samain : Il est d’étranges soirs où les fleurs

Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme.

postheadericon A. Samain : Quand vous devenez pessimiste, regardez une rose

Quand vous devenez pessimiste, regardez une rose.

postheadericon A. Samain : C’était un soir de grâce et de mansuétude

C’était un soir de grâce et de mansuétude.

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