Archive for the ‘Alfred de Musset’ Category
A. de Musset : Nous l’avons eu, votre Rhin allemand
Nous l’avons eu, votre Rhin allemand.
Il a tenu dans notre verre.
Un couplet qu’on s’en va chantant
Efface-t-il la trace altière
Du pied de nos chevaux marqué dans votre sang ?
A. de Musset : Aveugle, inconstante, ô fortune
Aveugle, inconstante, ô fortune !
Supplice enivrant des amours !
Ote-moi, mémoire importune,
Ote-moi ces yeux que je vois toujours.
A. de Musset : Mais je hais les cafards et la race hypocrite
Mais je hais les cafards et la race hypocrite
Des tartuffes de moeurs, comédiens insolents,
Qui mettent leurs vertus en mettant leurs gants blancs.
A. de Musset : Dante, pourquoi dis-tu qu’il n’est pire misère
Dante, pourquoi dis-tu qu’il n’est pire misère
Qu’un souvenir heureux dans les jours de douleur ?
A. de Musset : Cloîtres silencieux, voûtes des monastères
Cloîtres silencieux, voûtes des monastères,
C’est vous, sombres caveaux, vous qui savez aimer !
Ce sont vos froides nefs, vos pavés et vos pierres,
Que jamais lèvre en feu n’a baisés sans pâmer.
A. de Musset : Ah ! celui-là vit mal qui ne vit que pour lui
Ah ! celui-là vit mal qui ne vit que pour lui.
A. de Musset : Les morts dorment en paix dans le sein de la terre
Les morts dorment en paix dans le sein de la terre :
Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints.
Ces reliques du coeur ont aussi leur poussière.
A. de Musset : Va-t’en, retire-toi, spectre de ma maîtresse
Va-t’en, retire-toi, spectre de ma maîtresse !
Rentre dans ton tombeau, si tu t’en es levé ;
Laisse-moi pour toujours oublier ma jeunesse,
Et, quand je pense à toi, croire que j’ai rêvé…
A. de Musset : C’était dans la nuit brune
C’était dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
A. de Musset : Ah ! malheur à celui qui laisse la débauche
Ah ! malheur à celui qui laisse la débauche
Planter le premier clou sous sa mamelle gauche !
A. de Musset : Il faut être ignorant comme un maître d’école
Il faut être ignorant comme un maître d’école
Pour se flatter de dire une seule parole
Que personne ici-bas n’ait pu dire avant nous.
A. de Musset : L’amour est tout, – l’amour, et la vie au soleil
L’amour est tout, – l’amour, et la vie au soleil.
Amour est le grand point, qu’importe la maîtresse ?
Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !
A. de Musset : Croyez-moi, la prière est un cri d’espérance
Croyez-moi, la prière est un cri d’espérance !
Pour que Dieu nous réponde, adressons-nous à Lui.
Il est juste, Il est bon ; sans doute Il vous pardonne.
A. de Musset : Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.
A. de Musset : Tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses
Tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses.
A. de Musset : Le coeur d’un homme vierge est un vase profond
Le coeur d’un homme vierge est un vase profond :
Lorsque la première eau qu’on y verse est impure,
La mer y passerait sans laver la souillure,
Car l’abîme est immense et la tache est au fond.
A. de Musset : Il faut aimer sans cesse après avoir aimé
Il faut aimer sans cesse après avoir aimé.
A. de Musset : Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime
Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime,
D’une femme ou d’un chien, mais non de l’amour même.
A. de Musset : Nu comme un plat d’argent
Nu comme un plat d’argent – nu comme un mur d’église,
Nu comme le discours d’un académicien.
A. de Musset : Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ?
A. de Musset : Le plaisir des disputes, c’est de faire la paix
Le plaisir des disputes, c’est de faire la paix.
A. de Musset : Le retour fait aimer l’adieu
Le retour fait aimer l’adieu.
A. de Musset : Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine
Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine.
A. de Musset : L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime
L’absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
A. de Musset : On ne badine pas avec l’amour
On ne badine pas avec l’amour.
A. de Musset : On dit : ” Triste comme la porte D’une prison “.
On dit : ” Triste comme la porte
D’une prison “.
Et je crois, le diable m’emporte,
Qu’on a raison.
A. de Musset : Ah ! Frappe-toi le coeur, c’est là qu’est le génie
Ah ! Frappe-toi le coeur, c’est là qu’est le génie.
C’est là qu’est la pitié, la souffrance et l’amour.
A. de Musset : Amour, fléau du monde, exécrable folie
Amour, fléau du monde, exécrable folie.
A. de Musset : Je ne crois pas, ô Christ, à ta parole sainte
Je ne crois pas, ô Christ, à ta parole sainte.
Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux.
A. de Musset : O baiser ! mystérieux breuvage
O baiser ! mystérieux breuvage que les lèvres se versent comme des coupes altérées !
A. de Musset : Je suis venu trop tard
Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux.