Archive for the ‘Alphonse de Lamartine’ Category
A. de Lamartine : Le poète est semblable aux oiseaux de passage
Le poète est semblable aux oiseaux de passage
Qui ne bâtissent point leurs nids sur le rivage,
Qui ne se posent pas sur les rameaux des bois ;
Nonchalamment bercés sur le courant de l’onde,
Ils passent en chantant loin des bords, et le monde
Ne connaît rien d’eux que leur voix.
A. de Lamartine : Voltaire ! Quel que soit le nom dont on le nomme
Voltaire ! Quel que soit le nom dont on le nomme,
C’est un cycle vivant, c’est un siècle fait homme.
A. de Lamartine : Les lâches clameurs de l’envie
Les lâches clameurs de l’envie
Te suivent jusque dans les cieux ;
Crois-moi, dédaigne d’en descendre,
Ne t’abaisse pas pour entendre
Ces bourdonnements détracteurs.
A. de Lamartine : Sur la plage sonore où la mer de Sorrente
Sur la plage sonore où la mer de Sorrente
Déroule ses flots bleus au pied de l’oranger,
Il est, près du sentier, sous la haie odorante,
Une pierre, petite, étroite, indifférente
Aux pas distraits de l’étranger !
A. de Lamartine : – Oh ! dites-nous ce nom, ce nom qui fait qu’on aime
- Oh ! dites-nous ce nom, ce nom qui fait qu’on aime,
Qui laisse sur la lèvre une saveur de miel !
- Non, je ne le dit pas sur la terre à moi-même :
Je l’emporte au tombeau pour m’embellir le ciel.
A. de Lamartine : Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive
Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !
A. de Lamartine : Je suis concitoyen de tout âme qui pense
Je suis concitoyen de tout âme qui pense :
La vérité, c’est mon pays.
A. de Lamartine : Les liaisons sont des serments tacites
Les liaisons sont des serments tacites que la morale peut désapprouver, mais que l’usage excuse et que la fidélité justifie.
A. de Lamartine : O temps ! suspends ton vol
O temps ! suspends ton vol ; et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
A. de Lamartine : Mais le temps ? Il n’est plus. Mais la gloire
Mais le temps ? Il n’est plus. Mais la gloire ? Hé ! qu’importe
Cet écho d’un vain son qu’un siècle à l’autre apporte,
Ce nom, brillant jouet de la postérité !
A. de Lamartine : Je te salue, ô Mort ! Libérateur céleste
Je te salue, ô Mort ! Libérateur céleste ;
Tu ne m’apparais point sous cet aspect funeste
Que t’a prêté longtemps l’épouvante ou l’erreur.
A. de Lamartine : Et le rapide oubli, second linceul des morts
Et le rapide oubli, second linceul des morts,
A couvert le sentier qui menaient vers ces bords.
A. de Lamartine : Il est un nom caché dans l’ombre de mon âme
Il est un nom caché dans l’ombre de mon âme,
Que j’y lis nuit et jour et qu’aucun oeil n’y voit,
Comme un anneau perdu que la main d’une femme
Dans l’abîme des mers laissa glisser du doigt.
A. de Lamartine : Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages
Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges,
Jeter l’ancre un seul jour ?
A. de Lamartine : Toutes les grandes lectures sont une date
Toutes les grandes lectures sont une date dans l’existence.
A. de Lamartine : On admire le monde à travers ce qu’on aime
On admire le monde à travers ce qu’on aime.
A. de Lamartine : Borné dans sa nature, infini dans ses voeux
Borné dans sa nature, infini dans ses voeux,
L’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.
A. de Lamartine : Un grand peuple sans âme est une vaste foule
Un grand peuple sans âme est une vaste foule.
A. de Lamartine : Ici-bas, la douleur à la douleur s’enchaîne
Ici-bas, la douleur à la douleur s’enchaîne.
Le jour succède au jour, et la peine à la peine.
A. de Lamartine : Comme un lys sur les eaux et que la rame incline
Comme un lys sur les eaux et que la rame incline
Sa tête mollement penchait sur sa poitrine.
A. de Lamartine : Dieu n’est qu’un mot rêvé
Dieu n’est qu’un mot rêvé pour expliquer le monde.
A. de Lamartine : Je suis las des musées
Je suis las des musées, cimetières des arts.