Archive for the ‘Charles Baudelaire’ Category
C. Baudelaire : Tout journal, de la première ligne à la dernière, n’est qu’un tissu d’horreurs
Tout journal, de la première ligne à la dernière, n’est qu’un tissu d’horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicités, tortures, crimes des princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d’atrocité universelle.
Et c’est de ce dégoûtant apéritif que l’homme civilisé accompagne son repas de chaque matin. Je ne comprends pas qu’une main pure puisse toucher un journal sans une convulsion de dégoût.
C. Baudelaire : La bêtise est souvent l’ornement de la beauté
La bêtise est souvent l’ornement de la beauté ; c’est elle qui donne aux yeux cette limpidité morne des étangs noirâtres, et ce calme huileux des mers tropicales.
C. Baudelaire : Ils prennent, en songeant, les nobles attitudes
Ils prennent, en songeant, les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin.
C. Baudelaire : La volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal
La volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l’homme et la femme savent, de naissance, que dans le mal se trouve toute volupté.
C. Baudelaire : Dieu a fait l’homme à son image, disait un abbé
- Dieu a fait l’homme à son image, disait un abbé.
- Oh ! l’homme le lui a bien rendu, repliqua Fontenelle.
Les nations n’ont de grands hommes que malgré elles.
C. Baudelaire : Toute forme créée, même par l’homme, est immortelle
Toute forme créée, même par l’homme, est immortelle. Car la forme est indépendante de la matière, et ce ne sont pas les molécules qui constituent la forme.
C. Baudelaire : J’ai toujours été étonné qu’on laissât les femmes entrer dans les églises
J’ai toujours été étonné qu’on laissât les femmes entrer dans les églises. Quelle conversation peuvent-elles tenir avec Dieu ?
C. Baudelaire : La femme ne sait pas séparer l’âme du corps
La femme ne sait pas séparer l’âme du corps.
C. Baudelaire : Plus on veut, mieux on veut
Plus on veut, mieux on veut.
C. Baudelaire : Un homme qui ne boit que de l’eau
Un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher à ses semblables.
C. Baudelaire : Il serait peut-être doux d’être alternativement victime et bourreau
Il serait peut-être doux d’être alternativement victime et bourreau.
C. Baudelaire : Car j’eusse avec ferveur, baisé ton noble corps
Car j’eusse avec ferveur, baisé ton noble corps,
Et depuis tes pieds frais jusqu’à tes noires tresses
Déroulé le trésor des profondes caresses.
C. Baudelaire : Ton souvenir en moi luit
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
C. Baudelaire : Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer
Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c’est-à-dire que, quand tous les individus s’appliqueront à progresser, alors, l’humanité sera en progrès.
C. Baudelaire : Le beau est toujours bizarre
Le beau est toujours bizarre.
C. Baudelaire : Les nations n’ont de grands hommes que malgré elles
Les nations n’ont de grands hommes que malgré elles, comme les familles.
C. Baudelaire : Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Comme un divin remède à nos impuretés.
C. Baudelaire : La musique crève le ciel
La musique crève le ciel.
C. Baudelaire : Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles
Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles.
C. Baudelaire : Que le monde est grand à la clarté des lampes
Ah ! Que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux des souvenirs que le monde est petit !
C. Baudelaire : C’est par le malentendu universel que tout le monde
C’est par le malentendu universel que tout le monde s’accorde.
C. Baudelaire : Ne méprisez la sensibilité de personne
Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie.
C. Baudelaire : Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir
Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s’amuser.
C. Baudelaire : Certes, je sortirai quant à moi satisfait
Certes, je sortirai quant à moi satisfait
D’un monde où l’action n’est pas la soeur du rêve…
C. Baudelaire : Quand même Dieu n’existerait pas
Quand même Dieu n’existerait pas, la religion serait encore sainte et divine.
C. Baudelaire : Dieu est le seul être qui, pour régner
Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait même pas besoin d’exister.
C. Baudelaire : Sois sage, ô ma douleur
Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille.
C. Baudelaire : J’aime les nuages… les nuages qui passent
J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages.
C. Baudelaire : Pour être juste, c’est-à-dire pour avoir sa raison d’être
Pour être juste, c’est-à-dire pour avoir sa raison d’être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c’est-à-dire forte d’un point de vue exclusif, mais du point de vue qui ouvre le plus d’horizons.