Archive for the ‘Dante’ Category
Dante : Vous qui entrez, laissez toute espérance
“Vous qui entrez, laissez toute espérance !”
Ces mots, je les vis écrits en lettres noires sur le haut d’une porte ; aussi, je m’écriai : “Maître, le sens de ces mots me paraît amer !”
Mais lui, d’une voix assurée : “Ici, il faut laisser toute crainte, il faut qu’en l’âme toute lâcheté soit éteinte.”
Dante : Quand nous vîmes le doux sourire de l’amante baisé
Quand nous vîmes le doux sourire de l’amante baisé par les lèvres de l’amant, celui qui jamais plus ne sera séparé de moi me baisa la bouche, tout en tremblant ; et ce jour-là, nous ne lûmes pas plus avant.
Dante : Le plus grand don que Dieu, dans sa largesse
Le plus grand don que Dieu, dans sa largesse, fit en créant, le plus conforme à sa bonté, celui auquel il accorde le plus de prix, fut la liberté de la volonté.
Dante : Vous qui passez par les chemins d’amour
Vous qui passez par les chemins d’amour – arrêtez-vous et regarder – s’il est douleur plus lourde que la mienne : je ne vous prie que de vouloir m’entendre ; – et puis, songez si je ne suis demeure et clef de toute peine.
Dante : Mes yeux baissés tombèrent sur la claire fontaine
Mes yeux baissés tombèrent sur la claire fontaine et en m’y voyant, je les reportai sur l’herbe, tant de honte se chargea mon front !
Dante : O puissance d’imaginer, toi qui nous emporte
O puissance d’imaginer, toi qui nous emporte parfois si loin hors de nous qu’on ne s’aperçoit pas que sonnent alentour mille trompettes, qui te met en mouvement, si les sens ne t’excitent ?
Dante : Vous vous êtes fait un dieu d’or et d’argent
Vous vous êtes fait un dieu d’or et d’argent, et quelle différence y-a-t-il entre vous et l’idolâtre, sinon qu’il adore une idole et que vous en adorez cent ?
Dante : La volonté absolue ne consent pas au mal
La volonté absolue ne consent pas au mal ; mais la volonté y consent dans la mesure où elle craint, par refus, de tomber dans un plus grand malheur.
Dante : l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles
… l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles.
Dante : Que l’homme parle est un fait dû à la nature
Que l’homme parle est un fait dû à la nature ; mais qu’il parle de telle ou telle façon, la nature s’en remet ensuite à vous, selon votre plaisir.
Dante : Ce jour-là, nous ne lûmes pas plus avant
Ce jour-là, nous ne lûmes pas plus avant.
Dante : Il n’existe point de plus grande peine que de se remémorer
Il n’existe point de plus grande peine que de se remémorer, dans l’adversité, l’époque où l’on était heureux.
Dante : Ne parlons pas d’eux, mais regarde et passe
Ne parlons pas d’eux, mais regarde et passe.
Dante : Pourvu que ma conscience ne me fasse pas de reproches
Pourvu que ma conscience ne me fasse pas de reproches, je suis prêt à subir la volonté de la fortune.