Archive for the ‘Jules Renard’ Category
J. Renard : La conversation est un jeu de sécateur où chacun taille la voix de son voisin
La conversation est un jeu de sécateur où chacun taille la voix de son voisin aussitôt qu’elle pousse. Je ne ris pas de la plaisanterie que vous faites, mais de celle que je vais faire.
J. Renard : Quand on l’est, il reste beaucoup à faire
Quand on l’est, il reste beaucoup à faire : à consoler les autres.
J. Renard : Un cerveau bien soigné ne se fatigue jamais
Un cerveau bien soigné ne se fatigue jamais.
J. Renard : Dès qu’on dit à une femme qu’elle est jolie
Dès qu’on dit à une femme qu’elle est jolie, elle se croit de l’esprit.
J. Renard : Ce que Dieu, qui voit tout, doit s’amuser
Ce que Dieu, qui voit tout, doit s’amuser !
J. Renard : La femme parle toujours de son âge et ne le dit jamais
La femme parle toujours de son âge et ne le dit jamais.
J. Renard : Un pédant est un homme qui digère mal intellectuellement
Un pédant est un homme qui digère mal intellectuellement.
J. Renard : Un homme de caractère n’a pas bon caractère
Un homme de caractère n’a pas bon caractère.
J. Renard : Que de gens ont voulu se suicider
Que de gens ont voulu se suicider, et se sont contentés de déchirer leur photographie.
J. Renard : Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu
Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.
J. Renard : La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps
La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir un oeil.
J. Renard : Expérience, un cadeau utile qui ne sert à rien
Expérience, un cadeau utile qui ne sert à rien.
J. Renard : Si l’argent ne fait pas le bonheur
Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le !
J. Renard : Il a chassé le naturel, le naturel n’est pas revenu
Il a chassé le naturel, le naturel n’est pas revenu.
J. Renard : Penser ne suffit pas
Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.
J. Renard : L’amour tue l’intelligence
L’amour tue l’intelligence. Le cerveau fait sablier avec le coeur
L’un ne se remplit que pour vider l’autre.
J. Renard : L’horreur des bourgeois est bourgeoise
L’horreur des bourgeois est bourgeoise.
J. Renard : C’est une question de propreté : il faut changer d’avis
C’est une question de propreté : il faut changer d’avis comme de chemise.
J. Renard : Comme on serait meilleur, sans la crainte d’être dupe
Comme on serait meilleur, sans la crainte d’être dupe !
J. Renard : On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis
On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis.