Archive for the ‘Okakura Kakuzo’ Category
O. Kakuzo : L’art aujourd’hui est celui qui nous appartient
L’art aujourd’hui est celui qui nous appartient réellement ; il est notre propre reflet. Le condamner, c’est nous condamner nous-mêmes. Le passé peut bien regarder avec pitié la pauvreté de notre civilisation ; l’avenir rira de la stérilité de notre art.
O. Kakuzo : Nous entretenons notre conscience
Nous entretenons notre conscience, parce que nous avons peur de dire la vérité aux autres ; nous nous réfugions dans l’orgueil, parce que nous avons peur de nous dire la vérité à nous-mêmes.
O. Kakuzo : Comme le disait un critique chinois
Comme le disait un critique chinois, il y a plusieurs siècle, “le peuple fait la critique d’une peinture avec l’oreille”. C’est à ce manque de goût personnel et de jugement original que nous devons les horreurs pseudo-classiques qui nous accueillent aujourd’hui, de quelques côté que l’on se tourne.
O. Kakuzo : Pourquoi les hommes et les femmes aiment-ils
Pourquoi les hommes et les femmes aiment-ils tant à se faire remarquer ? N’est-ce pas un instinct qui leur vient des jours d’esclavage ?
O. Kakuzo : Dans le liquide ambré qui emplit la tasse de porcelaine
Dans le liquide ambré qui emplit la tasse de porcelaine ivoirine, l’initié peut goûter l’exquise réserve de Confucius, le piquant de Laotsé, et l’arôme éthéré de Cakyamouni lui-même.
O. Kakuzo : La lumière de l’après-midi éclaire les bambous
La lumière de l’après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire. Rêvons de l’éphémère et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.
O. Kakuzo : Tous les autels, les uns après les autres, se sont écroulés
Tous les autels, les uns après les autres, se sont écroulés sous nos yeux ; un seul demeure, éternel, celui sur lequel nous encensons notre idole suprême – nous-mêmes. Notre dieu est grand et l’argent est son prophète.
O. Kakuzo : Notre dieu est grand et l’argent est son prophète
Notre dieu est grand et l’argent est son prophète. Pour ses sacrifices, nous dévastons la nature entière. Nous nous vantons d’avoir conquis la matière et nous oublions que c’est la matière qui a fait de nous ses esclaves.
O. Kakuzo : Comment peut-on traiter sérieusement le monde
Comment peut-on traiter sérieusement le monde quand le monde lui-même est si ridicule ? L’esprit de trafic est partout. L’Honneur et la Chasteté !
O. Kakuzo : Ceux qui sont incapables de sentir en eux-mêmes la petitesse des grandes choses
Ceux qui sont incapables de sentir en eux-mêmes la petitesse des grandes choses sont mal préparés à discerner la grandeur des petites choses chez les autres.
O. Kakuzo : La virilité d’une idée ne consiste pas moins dans sa puissance
La virilité d’une idée ne consiste pas moins dans sa puissance à créer un passage à travers la pensée contemporaine que dans sa capacité à dominer les mouvements futurs.