Archive for the ‘Victor Hugo’ Category
V. Hugo : Que peu de temps suffit pour changer toutes choses
Que peu de temps suffit pour changer toutes choses !
Nature au front serein, comme vous oubliez !
V. Hugo : Voltaire alors régnait
Voltaire alors régnait, ce singe de génie
Chez l’homme en mission par le diable envoyé.
V. Hugo : Oh ! n’insultez jamais une femme qui tombe
Oh ! n’insultez jamais une femme qui tombe !
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
V. Hugo : Demain c’est Waterloo ! demain c’est Sainte-Hélène
Demain c’est Waterloo ! demain c’est Sainte-Hélène ! Demain c’est le tombeau !
V. Hugo : Je pleure une morte, je salue une immortelle
Je pleure une morte, je salue une immortelle !
V. Hugo : Mangez, moi je préfère
Mangez, moi je préfère
O gloire, ton pain bis.
……..
Mangez, moi je préfère
Ton pain noir, liberté !
V. Hugo : Oh ! l’amour d’une mère ! amour que nul n’oublie
Oh ! l’amour d’une mère ! amour que nul n’oublie !
Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier.
V. Hugo : Mort, il se tient droit
Mort, il se tient droit, lui qui vécut à plat ventre.
(sur Dupin, dont on venait d’ériger la statue)
V. Hugo : Enfant, vous êtes l’aube, et mon âme est la plaine
Enfant, vous êtes l’aube, et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés.
V. Hugo : Bon appétit, messieurs ! O ministres intègres
Bon appétit, messieurs ! O ministres intègres !
Conseillers vertueux ! voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison.
V. Hugo : Madame, sous vos pieds dans l’ombre, un homme est là
Madame, sous vos pieds dans l’ombre, un homme est là
Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile,
Qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile.
V. Hugo : Ce siècle avait deux ans. Rome remplaçait Sparte
Ce siècle avait deux ans. Rome remplaçait Sparte.
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul déjà, par maint endroit,
Le front de l’empereur brisait le masque étroit.
V. Hugo : Non, l’avenir n’est à personne
Non, l’avenir n’est à personne !
Sire ! l’avenir est à Dieu !
A chaque fois que l’heure sonne,
Tout ici-bas nous dit adieu.
V. Hugo : Dieu ! pourquoi l’orphelin dans ses langes funèbres
Dieu ! pourquoi l’orphelin dans ses langes funèbres
Dit-il : “J’ai faim.” L’enfant, n’est-ce pas un oiseau ?
Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau ?
V. Hugo : Et je médite, obscur témoin
Et je médite, obscur témoin,
Pendant que, déployant ses voiles,
L’ombre, où se mêle une rumeur,
Semble élargir jusqu’aux étoiles
Le geste auguste du semeur.
V. Hugo : Si vous n’avez rien à me dire
Si vous n’avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
V. Hugo : J’admire comme les Belges parlent flamand en français
J’admire comme les Belges parlent flamand en français.
V. Hugo : Je viens à vous, Seigneur, confessant que vous êtes
Je viens à vous, Seigneur, confessant que vous êtes
Bon, clément, indulgent et doux, ô Dieu vivant !
Je conviens que vous seul savez ce que vous faites
Et de que l’homme n’est rien qu’un jonc qui tremble au vent.
V. Hugo : Oh ! n’exilons personne ! oh ! l’exil est impie
Oh ! n’exilons personne ! oh ! l’exil est impie.
V. Hugo : Quand à flatter la foule, ô mon esprit, non pas
Quand à flatter la foule, ô mon esprit, non pas !
Car le peuple est en haut, mais la foule est en bas.
V. Hugo : Hélas ! que j’en ai vu mourir de jeunes filles
Hélas ! que j’en ai vu mourir de jeunes filles !
C’est le destin : il faut une proie au trépas.
V. Hugo : Eh bien ! oubliez-nous, maison, jardin, ombrages
Eh bien ! oubliez-nous, maison, jardin, ombrages !
Herbe, use notre seuil ! ronce, cache nos pas !
Chantez, oiseaux ! ruisseau, coulez ! croissez, feuillages !
Ceux que vous oubliez ne vous oublieront pas !
V. Hugo : Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire
Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés.
V. Hugo : L’exil est une espèce de longue insomnie
L’exil est une espèce de longue insomnie.
V. Hugo : Sur quelle préférence une estime se fonde
Sur quelle préférence une estime se fonde,
Et c’est n’estimer rien qu’estimer tout le monde.
V. Hugo : Le peuple ? Un âne qui se cabre
Le peuple ? Un âne qui se cabre !
V. Hugo : Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu hais
Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu hais.
V. Hugo : C’est ici le combat du jour et de la nuit
C’est ici le combat du jour et de la nuit.
V. Hugo : Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
V. Hugo : Le calembour est la fiente de l’esprit qui vole
Le calembour est la fiente de l’esprit qui vole.
V. Hugo : Qui donne au pauvre prête à Dieu
Qui donne au pauvre prête à Dieu.
V. Hugo : Les bêtises sont le contraire des femmes
Les bêtises sont le contraire des femmes. Les plus vieilles sont les plus adorées.
V. Hugo : L’amour est une mer dont la femme est la rive
L’amour est une mer dont la femme est la rive.
V. Hugo : Grave et serein, avec un éclair dans les yeux
Grave et serein, avec un éclair dans les yeux.
V. Hugo : Et là, dans cette nuit qu’aucun rayon n’étoile
Et là, dans cette nuit qu’aucun rayon n’étoile,
L’âme, en un repli sombre où tout semble finir,
Sent quelque chose encor palpiter sous un voile…
C’est toi qui dors dans l’ombre, ô sacré souvenir !
V. Hugo : La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste
La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.
V. Hugo : Donnez, riches ! L’aumône est soeur de la prière
Donnez, riches ! L’aumône est soeur de la prière.
V. Hugo : Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête
Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête.
V. Hugo : Grattez le juge, vous trouverez le bourreau
Grattez le juge, vous trouverez le bourreau.
V. Hugo : Ces deux moitiés de Dieu, le pape et l’empereur
Ces deux moitiés de Dieu, le pape et l’empereur.